Antoinette Fouque, cofondatrice du MLF, est morte - 21 février 2014 - L'Obs

Antoinette Fouque, cofondatrice du MLF, est morte - 21 février 2014 - L'Obs

Son engagement politique

Dans l'hémicycle européen, Antoinette Fouque (site officiel) est élue vice-présidente de la commission des droits de la femme. Antoinette Fouque siège au parlement européen de 1994 à 1999, elle était candidate sur la liste des Radicaux de gauche. L’Alliance des Femmes pour la Démocratie lutte pour réfréner la poussée des extrémismes identitairescar les droits des femmes se trouvent encore en danger de nos jours. L'AFD défend la notion d'égalité.

Antoinette Fouque, sa société d'édition et ses librairies

Les librairies créées par Antoinette Fouque sont ouvertes jusqu'à minuit, il s'agit de lieux d’échanges. Proposant plus de six cents ouvrages dédiés à la pensée féminine, la société d’édition de la militante du droit des femmes aide de multiples écrivaines à se faire connaître. Antoinette Fouque se rend compte à quel point les femmes occupent une place mineure dans le domaine de l’édition en fréquentant les cercles intellectuels. En 1973, elle lance Les Editions des femmes, en même temps que les Librairies des femmes dans les principales villes françaises.

Le MLF a vu son sigle déposé afin de prévenir toute récupération. Cette théoricienne du féminisme est au nombre des militantes qui ont fondé le Mouvement de Libération des Femmes. A la fin de la décennie 70, Antoinette Fouque et d'autres activistes choisissent d'enregistrer le Mouvement de libération des femmes avec le statut d’une association.

Antoinette Fouque, la créatrice de la féminologie

Bien sûr, Antoinette Fouque a écrit dans plusieurs ouvrages collectifs tels que "Portraits choisis" ou "Mémoire de femme 1974-2004". La lutte de cette grande féministe ne cède pas aux tentations de l'activisme pur et dur, elle revendique son attachement à la place de mère, qui n'est pas d'après la théoricienne incompatible avec la libération des femmes. La théoricienne imagine le mot "féminologie", puisqu'elle exécre les "-isme" qui renvoient à une idéologie. Antoinette Fouque ne se reconnait pas dans l'existentialisme défendu par Simone de Beauvoir.

Au début de la décennie 70, Antoinette Fouque débat au sujet de la sexualité féminine avec Luce Irigaray, psychanaliste féministe. Après des études supérieures en Lettres, la jeune femme a travaillé dans l'enseignement. Parallèlement à sa mission d'enseignement, Antoinette Fouque travaille en tant que critique avec plusieurs maisons d'édition. Le cercle de réflexion baptisé Psychanalyse et Politique, courant fondateur du Mouvement de libération des femmes, a été créé par cette grande militante.

Articles